Cour d'appel de Paris, Pôle 1 chambre 10, 13 octobre 2022, n° 21/02885
TGI Paris 9 mai 2017
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CA Paris
Infirmation 5 avril 2018
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CASS
Cassation 10 décembre 2020
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CA Paris
Infirmation partielle 13 octobre 2022
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CASS
Désistement 5 février 2026

Arguments

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  • Rejeté
    Violation des règles de signification par voie diplomatique

    La cour a jugé que la signification a été effectuée régulièrement et que les Etats-Unis n'ont pas prouvé le grief causé par l'irrégularité de la signification.

  • Rejeté
    Absence de titre exécutoire valable

    La cour a estimé que la saisie-attribution était fondée sur un jugement qui n'avait pas été annulé au moment de la saisie, et que la demande de mainlevée partielle était mal fondée.

  • Rejeté
    Immunité d'exécution des biens de l'État

    La cour a jugé que la saisie portait sur des loyers, ce qui relève d'une opération civile et non d'une activité souveraine, et que l'immunité d'exécution ne s'appliquait pas.

  • Accepté
    Annulation du jugement de 22 mai 2012

    La cour a constaté que le jugement du 22 mai 2012 avait été annulé, ce qui justifie la mainlevée partielle de la saisie.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a partiellement infirmé le jugement de première instance en ordonnant la mainlevée partielle de la saisie-attribution pratiquée par les ayants droit de M. [O] [I] contre les Etats-Unis d'Amérique, à hauteur de 787.962,88 euros. La question juridique centrale concernait la validité de la saisie-attribution des loyers dus par la société Jones Day aux Etats-Unis, en raison de l'immunité d'exécution des Etats et de la localisation de la créance. La juridiction de première instance avait rejeté les demandes des Etats-Unis, jugeant la saisie valide et refusant de reconnaître l'immunité d'exécution invoquée. La Cour d'Appel a confirmé que la saisie portait sur une créance commerciale non couverte par l'immunité d'exécution, mais a reconnu que le jugement du 22 mai 2012, qui liquidait une astreinte et servait de fondement à la saisie, avait été annulé, entraînant la mainlevée partielle de la saisie. La Cour a rejeté les autres moyens des Etats-Unis, notamment l'argument de l'immunité d'exécution sur les loyers et la nullité de la saisie pour défaut de titre exécutoire concernant le jugement du 5 octobre 2009, qui avait été exécuté. Les demandes reconventionnelles des ayants droit pour saisine abusive et sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile ont été rejetées, et les Etats-Unis ont été condamnés aux dépens d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 1 ch. 10, 13 oct. 2022, n° 21/02885
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 21/02885
Importance : Inédit
Sur renvoi de : Cour de cassation, 10 décembre 2020
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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Texte intégral

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