Cour d'appel de Rennes, 4ème chambre, 2 novembre 2017, n° 14/05456
CA Rennes
Infirmation partielle 2 novembre 2017

Arguments

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  • Accepté
    Existence d'un dol

    La cour a jugé que les manœuvres dolosives ont effectivement trompé l'acquéreur sur la réalité du potentiel locatif et des avantages fiscaux, justifiant ainsi la nullité de l'acte de vente.

  • Accepté
    Préjudice résultant de la vente annulée

    La cour a reconnu le préjudice subi par l'acquéreur et a ordonné le versement de dommages-intérêts pour compenser les pertes résultant de la vente annulée.

  • Accepté
    Prêt affecté à une vente annulée

    La cour a jugé que l'annulation de la vente entraîne nécessairement l'annulation du prêt qui y était lié.

  • Accepté
    Restitution des sommes versées

    La cour a ordonné la restitution des sommes versées par l'acquéreur au titre du prêt, en raison de l'annulation de la vente.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Rennes a statué sur l'appel formé par la société E IMMOBILIER contre le jugement du tribunal de grande instance de Saint-Brieuc qui avait prononcé la nullité d'un acte de vente d'un appartement pour dol, ainsi que la nullité du contrat de prêt et du contrat d'assurance y afférents. La société E IMMOBILIER, mandataire commercial, avait commercialisé l'appartement en garantissant un potentiel locatif et un avantage fiscal qui se sont révélés inexistants, induisant en erreur Madame L Z, l'acquéreuse. La Cour a confirmé la nullité de l'acte de vente pour dol, rejetant l'argument de prescription et estimant que le dol s'est révélé à la livraison de l'immeuble, moment où l'acquéreuse a pris conscience de l'absence de locataires et de l'avantage fiscal promis. La Cour a également confirmé l'annulation du contrat de prêt et du contrat d'assurance, ainsi que la condamnation de la société E IMMOBILIER, de la SCCV B LES T (promoteur) et de la SARL R S (autre mandataire commercial) à indemniser Madame Z et la banque N O DE FRANCE pour les préjudices subis. La Cour a rejeté les demandes de garantie de la SCCV B LES T contre les notaires et a ordonné la mainlevée de l'inscription hypothécaire prise au profit de la banque. Enfin, la Cour a condamné les parties perdantes aux dépens et à des indemnités au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Rennes, 4e ch., 2 nov. 2017, n° 14/05456
Juridiction : Cour d'appel de Rennes
Numéro(s) : 14/05456
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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Cour d'appel de Rennes, 4ème chambre, 2 novembre 2017, n° 14/05456