Cour d'appel de Bourges, Chambre sociale, 22 janvier 2021, n° 18/00599
CPH Nevers 10 avril 2018
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CA Bourges
Infirmation 22 janvier 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Droit de retrait en cas de danger grave et imminent

    La cour a estimé que Monsieur Z n'a pas justifié d'une alerte faite auprès de l'employeur avant d'exercer son droit de retrait, ce qui rendait cet exercice irrégulier.

  • Accepté
    Sanction disciplinaire disproportionnée

    La cour a jugé que la sanction était disproportionnée au regard des circonstances de l'exercice du droit de retrait, et a donc annulé la mise à pied.

  • Accepté
    Droit au remboursement des salaires retenus

    La cour a ordonné le remboursement des salaires retenus en raison de l'annulation de la sanction disciplinaire.

  • Accepté
    Délivrance d'un bulletin de salaire rectificatif

    La cour a ordonné à l'employeur de délivrer un bulletin de salaire conforme suite à l'annulation de la mise à pied.

  • Rejeté
    Préjudice subi en raison de la sanction

    La cour a estimé que Monsieur Z ne caractérisait pas le préjudice distinct de la retenue de salaire, et a donc rejeté sa demande de dommages intérêts.

  • Accepté
    Indemnité pour frais irrépétibles

    La cour a accordé une indemnité à Monsieur Z au titre de l'article 700 du code de procédure civile, en raison de la défaite de l'employeur.

Résumé par Doctrine IA

Monsieur Z, ouvrier polyvalent, a exercé son droit de retrait le 29 juin 2016, invoquant un danger grave et imminent sur son lieu de travail. L'employeur, la SA Bois et Sciages de Sougy, a considéré cet exercice comme abusif et a prononcé une mise à pied disciplinaire de trois jours.

Le conseil de prud'hommes de Nevers a débouté Monsieur Z de ses demandes, estimant qu'il n'avait pas démontré l'existence d'un danger grave et imminent ni la procédure d'alerte préalable. La cour d'appel, tout en reconnaissant que l'absence d'alerte rendait l'exercice du droit de retrait irrégulier, a jugé la sanction disproportionnée compte tenu du contexte.

La cour d'appel a donc annulé la mise à pied disciplinaire, ordonné le remboursement de la retenue salariale correspondante et condamné l'employeur à verser des indemnités au salarié. Elle a cependant confirmé le rejet de la demande de dommages et intérêts pour sanction abusive.

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Sur la décision

Référence :
CA Bourges, ch. soc., 22 janv. 2021, n° 18/00599
Juridiction : Cour d'appel de Bourges
Numéro(s) : 18/00599
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Nevers, 10 avril 2018
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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Cour d'appel de Bourges, Chambre sociale, 22 janvier 2021, n° 18/00599