Cour d'appel de Douai, Chambre 2 section 2, 29 juin 2023, n° 22/01817
TGI Lille 10 janvier 2022
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CA Douai
Infirmation partielle 29 juin 2023

Arguments

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  • Rejeté
    Imprécision de l'acte

    La cour a estimé que les locataires n'ont pas démontré de grief causé par l'absence de mention du titre exécutoire, et que le décompte fourni était suffisamment précis.

  • Rejeté
    Mauvaise foi du bailleur

    La cour a jugé que la date de délivrance du commandement ne suffisait pas à établir la mauvaise foi du bailleur, qui avait le droit de réclamer le paiement des arriérés.

  • Rejeté
    Difficultés financières des locataires

    La cour a constaté que les locataires n'ont pas prouvé leurs difficultés financières et a rejeté leur demande de délais de paiement.

  • Accepté
    Illicéité de la clause d'indexation

    La cour a jugé que la clause d'indexation était effectivement illicite et a ordonné qu'elle soit réputée non écrite.

  • Accepté
    Montant des loyers dus

    La cour a confirmé le montant des arriérés de loyers dus par les locataires et a ordonné leur paiement.

Résumé par Doctrine IA

La cour d'appel de Douai a confirmé le jugement rendu par le tribunal judiciaire de Lille dans l'affaire opposant Madame [N] [D] épouse [J] et Monsieur [I] [J] à la SCI [Adresse 5]. Les appelants contestaient la validité du commandement de payer visant la clause résolutoire délivré par la bailleresse. La cour a rejeté ce moyen, considérant que les locataires ne démontraient aucun grief causé par l'absence de mention du titre exécutoire dans l'acte. En revanche, la cour a jugé que la clause d'échelle mobile prévue dans le bail était réputée non écrite, car elle prévoyait une période de variation de l'indice supérieure à la durée entre chaque révision. La cour a également fixé le montant de l'arriéré de loyers dû par les locataires à la somme de 14 401,76 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 12 mai 2020. Les locataires ont obtenu un délai de paiement de leur dette en 23 mensualités de 600 euros chacune, avec suspension des effets de la clause résolutoire pendant cette période. La cour a rejeté la demande de dommages et intérêts pour procédure abusive présentée par la bailleresse. Chacune des parties a été condamnée aux dépens de l'instance.

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Sur la décision

Référence :
CA Douai, ch. 2 sect. 2, 29 juin 2023, n° 22/01817
Juridiction : Cour d'appel de Douai
Numéro(s) : 22/01817
Importance : Inédit
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Lille, 10 janvier 2022, N° 20/03111
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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Sur les parties

Texte intégral

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