Cour d'appel de Lyon, 8ème chambre, 5 janvier 2021, n° 18/07018
TGI Lyon 25 septembre 2018
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CA Lyon
Infirmation partielle 5 janvier 2021

Arguments

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  • Accepté
    Responsabilité des entrepreneurs pour malfaçons

    La cour a retenu que les entrepreneurs étaient responsables des désordres affectant les travaux réalisés, justifiant ainsi les demandes d'indemnisation.

  • Accepté
    Responsabilité de l'architecte dans la gestion du chantier

    La cour a reconnu une part de responsabilité de l'architecte dans la gestion du chantier, justifiant une indemnisation proportionnelle.

  • Rejeté
    Absence de justification des préjudices subis

    La cour a estimé que les époux Z n'ont pas démontré le lien de causalité entre les préjudices allégués et les retards de chantier.

  • Rejeté
    Retards imputables aux entrepreneurs

    La cour a jugé que les retards étaient dus à des modifications demandées par les maîtres d'ouvrage, excluant ainsi l'application de pénalités.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Lyon, dans son arrêt du 5 janvier 2021, a statué sur l'appel interjeté par les époux Z concernant les désordres apparus suite à des travaux d'extension et de réaménagement de leur maison. Les époux Z avaient conclu un contrat de maîtrise d'œuvre avec l'architecte F X et engagé divers entrepreneurs, dont la société Turquoise pour les façades, la société SPT Bâtiment pour plusieurs lots, et la société L et Fils pour les peintures. Après réception des travaux avec réserves en mars 2013 et constatation de désordres, les époux Z avaient saisi la justice. Le Tribunal de Grande Instance de Lyon avait partiellement accueilli leurs demandes, mais avait rejeté celles contre le liquidateur de la société Turquoise et déclaré inapplicables les garanties décennales pour les façades, en l'absence de réception des travaux.

En appel, la Cour a infirmé le jugement en reconnaissant l'existence d'une réception expresse avec réserves le 27 mars 2013, mais a confirmé l'inapplicabilité des garanties décennales et de parfait achèvement, rejetant ainsi les demandes d'indemnisation contre l'assureur Aviva. La Cour a toutefois retenu la responsabilité contractuelle de l'architecte F X à hauteur de 50 % pour les désordres liés aux travaux de la société Turquoise, SPT Bâtiment et L et Fils, et a confirmé les condamnations de ces dernières pour les malfaçons constatées. La Cour a également confirmé le paiement du solde des honoraires de l'architecte par les époux Z et a rejeté leur demande de pénalités de retard, ainsi que leur demande d'indemnisation pour préjudice matériel. Enfin, la Cour a ordonné la compensation judiciaire entre les créances réciproques et a accordé aux époux Z des intérêts au taux légal à compter du jugement de première instance, avec capitalisation des intérêts.

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Sur la décision

Référence :
CA Lyon, 8e ch., 5 janv. 2021, n° 18/07018
Juridiction : Cour d'appel de Lyon
Numéro(s) : 18/07018
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Lyon, 25 septembre 2018, N° 14/10443
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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