Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - chambre 4, 17 novembre 2021, n° 19/09403
CPH Paris 2 septembre 2019
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CA Paris
Infirmation partielle 17 novembre 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Violation de la liberté d'expression

    La cour a estimé que les motifs énoncés dans la lettre de licenciement ne constituent pas une atteinte à la liberté d'expression, car ils se fondent sur des griefs objectifs.

  • Rejeté
    Licenciement discriminatoire

    La cour a jugé que le malaise ne constitue pas un motif de discrimination et n'affecte pas la légitimité du licenciement.

  • Accepté
    Absence de faute grave

    La cour a constaté que les faits reprochés à la salariée ne constituaient pas une faute grave, rendant le licenciement sans cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le licenciement étant sans cause réelle et sérieuse, la salariée a droit à l'indemnité compensatrice de préavis.

  • Accepté
    Perte de chance liée au licenciement

    La cour a reconnu que le licenciement a entraîné une perte de chance de bénéficier des actions gratuites, accordant des dommages-intérêts.

  • Accepté
    Dépassement du forfait jours

    La cour a constaté que la salariée a effectivement travaillé au-delà du forfait, justifiant l'octroi de dommages-intérêts.

  • Accepté
    Frais professionnels non justifiés

    La cour a jugé que les frais facturés par la salariée n'étaient pas justifiés, ordonnant le remboursement.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a infirmé partiellement le jugement du Conseil de Prud'hommes de Paris qui avait requalifié le licenciement de Madame E I en licenciement pour cause réelle et sérieuse, en décidant que le licenciement était nul. Madame E I, ancienne directrice des ressources humaines groupe et cadre de direction générale chez SAS Zadig & Voltaire France, avait été licenciée pour faute grave, notamment pour des agissements liés à ses fonctions de direction et des accusations de dépenses personnelles injustifiées. Elle contestait son licenciement, réclamant la nullité pour violation de la liberté d'expression, discrimination, et pour avoir été licenciée pendant un arrêt pour accident du travail, ainsi que des dommages-intérêts pour la perte d'actions gratuites et autres préjudices.

La Cour a rejeté les arguments de l'employeur, estimant que les griefs reprochés à la salariée n'étaient pas caractérisés et que le licenciement intervenu pendant un arrêt pour accident du travail sans faute grave était nul. La Cour a accordé à Madame E I des dommages-intérêts pour licenciement nul, pour dépassement du forfait jours, et pour la perte de chance de bénéficier des actions gratuites, tout en la condamnant à rembourser à l'employeur des frais professionnels indûment perçus. La Cour a également ordonné le remboursement par l'employeur à Pôle Emploi des indemnités de chômage versées à la salariée, limité à six mois à compter du licenciement. La société Zadig & Voltaire a été condamnée aux dépens et à payer des frais irrépétibles à Madame E I.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 6 - ch. 4, 17 nov. 2021, n° 19/09403
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 19/09403
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Paris, 2 septembre 2019, N° 18/03810
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - chambre 4, 17 novembre 2021, n° 19/09403