Cour d'appel de Paris, Pôle 5 chambre 4, 18 mai 2022, n° 21/18986
TCOM Paris 17 mai 2021
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CA Paris
Infirmation 18 mai 2022
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CASS
Rejet 15 mai 2024

Arguments

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  • Rejeté
    Violation des obligations de notification en matière de concentration

    La cour a jugé que les actions des demandeurs étaient prescrites, car ils avaient connaissance des faits leur permettant d'agir depuis 1995.

  • Rejeté
    Absence de lien de causalité entre les manquements et le préjudice

    La cour a estimé qu'il n'y avait pas de preuve suffisante d'un lien de causalité entre les actions des sociétés Allianz et le préjudice allégué.

  • Rejeté
    Procédure abusive

    La cour a jugé que les sociétés Allianz n'avaient pas prouvé l'intention de nuire des intimés.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a infirmé le jugement du Tribunal de Commerce de Paris qui avait posé seize questions préjudicielles à la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE) concernant des prétendues violations du droit de la concurrence dans le cadre de la vente des parts d'Adidas par le groupe [O] [FW] en 1993. Les demandeurs, incluant la société GBT, Mme [L] [NS] épouse [FW], les liquidateurs judiciaires de M. [O] [FW], et des actionnaires minoritaires de la société BTF, alléguaient que les sociétés Allianz et Bibus avaient participé à des pratiques anticoncurrentielles, notamment des manquements au droit des concentrations, des aides d'État non notifiées et des ententes illicites, et réclamaient des dommages-intérêts. La Cour d'Appel a jugé que les actions étaient prescrites en vertu de l'article 2270-1 du code civil, rejetant ainsi les demandes de dommages-intérêts et la nécessité de poser les questions préjudicielles. Les demandeurs ont été condamnés aux dépens et à payer des sommes au titre de l'article 700 du code de procédure civile aux sociétés Allianz et Bibus. La Cour a estimé que les règles de prescription nationales étaient applicables et que l'application d'un délai de prescription de dix ans ne rendait pas impossible ou excessivement difficile l'exercice du droit à réparation, conformément aux principes d'effectivité et d'équivalence du droit de l'Union.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 5 ch. 4, 18 mai 2022, n° 21/18986
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 21/18986
Importance : Inédit
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Paris, 17 mai 2021, N° J2021000015
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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