Cour d'appel d'Agen, Chambre sociale, 10 décembre 2019, n° 18/00533
CPH Agen 27 avril 2018
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CA Agen
Confirmation 10 décembre 2019
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CASS
Rejet 10 novembre 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Absence d'offre de réintégration sérieuse

    La cour a estimé que l'offre de réintégration était sérieuse et compatible avec l'importance des fonctions exercées avant l'expatriation.

  • Rejeté
    Non-paiement de la prime de 8 000 euros

    La cour a jugé que la prime n'était pas exigible au moment de la prise d'acte de rupture, ne constituant pas un manquement de l'employeur.

  • Rejeté
    Requalification de la prise d'acte en licenciement

    La cour a confirmé que la prise d'acte devait produire les effets d'une démission, rejetant ainsi la demande d'indemnité compensatrice de préavis.

  • Accepté
    Non-paiement de la prime sur objectifs

    La cour a confirmé que la prime de 8 000 euros était due et a ordonné son paiement.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel d'Agen a confirmé le jugement du Conseil de Prud'hommes d'Agen qui avait considéré que la prise d'acte de la rupture du contrat de travail de Monsieur A X devait produire les effets d'une démission. Monsieur X, cadre dirigeant chez SAS Y, avait été expatrié en Asie et, à son retour, s'était vu proposer un poste de Directeur Financier International qu'il avait refusé, estimant que les fonctions proposées étaient moins valorisantes que ses précédentes fonctions. Il avait alors pris acte de la rupture de son contrat de travail, invoquant l'absence d'offre de réintégration sérieuse et compatible avec ses fonctions antérieures. La Cour a jugé que l'offre de réintégration était sérieuse, précise et compatible avec l'importance de ses fonctions antérieures, et que les autres griefs invoqués par Monsieur X (non-paiement de la prime de 8 000 euros, heures supplémentaires non rémunérées, prêt de main d'œuvre illicite, marchandage, insuffisance des cotisations retraite, violation de l'obligation de formation) n'étaient pas établis ou ne justifiaient pas la prise d'acte. La Cour a également déclaré irrecevables les demandes nouvelles présentées en appel par Monsieur X, qui n'avaient pas été soumises en première instance. En conséquence, la Cour a confirmé le jugement de première instance, a débouté Monsieur X de sa demande en payement d'une indemnité compensatrice de congés payés sur la prime de 8 000 euros, et l'a condamné aux dépens d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Agen, ch. soc., 10 déc. 2019, n° 18/00533
Juridiction : Cour d'appel d'Agen
Numéro(s) : 18/00533
Décision précédente : Conseil de prud'hommes d'Agen, 27 avril 2018, N° F18/00003
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

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Cour d'appel d'Agen, Chambre sociale, 10 décembre 2019, n° 18/00533