Cour d'appel de Versailles, 14e chambre, 17 juin 2021, n° 20/05208
TCOM Nanterre 7 octobre 2020
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CA Versailles
Infirmation 17 juin 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Incompétence territoriale du juge des requêtes

    La cour a estimé que le tribunal de commerce de Nanterre était compétent, car les mesures sollicitées devaient être exécutées en France.

  • Rejeté
    Violation des clauses attributives de compétence

    La cour a jugé que les sociétés GE ne pouvaient pas se prévaloir de ces clauses, n'étant pas parties aux contrats.

  • Accepté
    Absence de motif légitime pour la mesure d'instruction

    La cour a constaté que les sociétés brésiliennes n'avaient pas démontré que les sociétés GE détenaient les documents recherchés.

  • Rejeté
    Absence de fondement pour la demande de dommages et intérêts

    La cour a jugé que les sociétés GE n'avaient pas fourni de fondement suffisant pour leur demande de dommages et intérêts.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles a infirmé l'ordonnance du Tribunal de Commerce de Nanterre qui avait rejeté la demande de rétractation des sociétés GE France, GE Renewable Holding France et GE Wind France (les sociétés françaises General Electric) concernant des mesures d'instruction in futurum ordonnées sur requête des sociétés brésiliennes E. Ces mesures visaient à appréhender des documents techniques relatifs à des éoliennes présentant des défauts de fonctionnement. Les sociétés françaises General Electric contestaient la compétence territoriale du juge français, l'absence de lien de rattachement réel entre l'objet des mesures et la compétence territoriale, ainsi que l'absence de motif légitime et de circonstances justifiant une procédure non contradictoire. La Cour a jugé recevable l'exception d'incompétence soulevée par les sociétés françaises General Electric mais l'a rejetée sur le fond, ainsi que leur demande de sursis à statuer. La Cour a rétracté les ordonnances sur requête, annulé les procès-verbaux de constat établis par l'huissier, ordonné la restitution des documents appréhendés et interdit aux sociétés brésiliennes E de faire usage des documents obtenus lors des opérations de constat. La demande de dommages et intérêts pour procédure abusive formulée par les sociétés françaises General Electric a été rejetée faute de moyens développés. Les sociétés brésiliennes E ont été condamnées à verser à chacune des sociétés françaises General Electric 3 000 euros au titre des frais irrépétibles et à supporter les dépens de première instance et d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 14e ch., 17 juin 2021, n° 20/05208
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 20/05208
Décision précédente : Tribunal de commerce / TAE de Nanterre, 7 octobre 2020, N° 2020R00665
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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