Cour d'appel de Versailles, 12e chambre, 4 juillet 2017, n° 16/04294
TGI Nanterre 10 janvier 2013
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TGI Nanterre 7 novembre 2013
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TGI Nanterre 4 décembre 2014
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TGI Nanterre 3 septembre 2015
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TGI Nanterre 22 janvier 2016
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TGI Nanterre 17 mars 2016
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CA Versailles
Infirmation partielle 4 juillet 2017
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CASS
Rejet 21 février 2019

Arguments

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  • Accepté
    Droit à indemnité d'éviction suite à des congés

    La cour a confirmé le droit à indemnité d'éviction, considérant que les congés étaient valides mais que l'indemnité devait être réévaluée.

  • Accepté
    Méthode d'évaluation de l'indemnité d'éviction

    La cour a réévalué l'indemnité d'éviction en tenant compte de la méthode du chiffre d'affaires et de l'EBE, fixant le montant à 13.574 euros par lot.

  • Accepté
    Droit à indemnité d'occupation

    La cour a confirmé le droit à indemnité d'occupation, fixant le montant à 25,20 euros par m2, indexé annuellement.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles a statué sur un litige concernant des congés donnés par des bailleurs à la SNC Compagnie d'Exploitation de Résidences Services (CERS), exploitante d'une résidence services, et sur le refus de renouvellement des baux commerciaux. Les bailleurs avaient invoqué un motif grave et légitime pour refuser le renouvellement sans indemnité d'éviction, arguant que la SNC CERS n'avait pas appelé les bailleurs à concourir aux actes de sous-location. La juridiction de première instance avait rejeté cet argument, accordant à la SNC CERS le droit à une indemnité d'éviction fixée à 17.646 euros par lot, ainsi que des indemnités accessoires pour remploi, trouble commercial et frais de déménagement, tout en rejetant la demande d'indemnité de licenciement.

La Cour d'Appel a confirmé que les congés donnés par les bailleurs ne constituaient pas un motif grave et légitime pour refuser le renouvellement du bail, et que la SNC CERS avait droit à une indemnité d'éviction. Cependant, la Cour a réformé le montant de l'indemnité d'éviction, le fixant à 13.574 euros ou 13.224 euros par lot selon les cas, et a rejeté les indemnités accessoires pour remploi et trouble commercial, jugeant qu'une réinstallation partielle du fonds de commerce n'était pas envisageable. La Cour a également confirmé l'indemnité d'occupation due par la SNC CERS aux bailleurs, avec une indexation annuelle, et a rejeté la demande de séquestre du solde d'indemnité d'éviction formulée par les bailleurs. En outre, la Cour a confirmé la prise en charge par la SNC Pythagore Grande Arche de l'indemnité d'éviction due par certains bailleurs, en vertu d'actes de prise en charge, et a ajouté M. et Mme [M] à la liste des bailleurs concernés par cette prise en charge. La demande de la SNC CERS de paiement d'une redevance mensuelle de 70 euros par les bailleurs a été rejetée, la Cour estimant que la formulation de cette demande dans les actes de prise en charge était vague et non applicable. Enfin, la Cour a rejeté l'application de l'article 700 du code de procédure civile et a condamné in solidum la SNC CERS et la SNC Pythagore Grande Arche aux dépens d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, 12e ch., 4 juil. 2017, n° 16/04294
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 16/04294
Importance : Inédit
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Nanterre, 17 mars 2016, N° 12/09289
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée
Date de dernière mise à jour : 13 juin 2022
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