Conseil constitutionnel, décision n° 2010-14/22 QPC du 30 juillet 2010, M. Daniel W. et autres [Garde à vue]
CONSTIT
Non conformité 30 juillet 2010

Arguments

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

Signaler une erreur.
  • Rejeté
    Atteinte à la dignité de la personne

    Le Conseil constitutionnel a affirmé que la garde à vue doit être mise en œuvre dans le respect de la dignité de la personne, et que la méconnaissance de cette exigence n'entache pas les dispositions législatives d'inconstitutionnalité.

  • Rejeté
    Pouvoir arbitraire de l'officier de police judiciaire

    Le Conseil constitutionnel a jugé que les dispositions contestées ne méconnaissent pas le principe de l'autorité judiciaire gardienne de la liberté individuelle.

  • Accepté
    Restriction des droits de la défense

    Le Conseil constitutionnel a constaté que les articles contestés n'instituent pas les garanties appropriées à l'utilisation de la garde à vue, ce qui méconnaît les droits de la défense.

Résumé par Doctrine IA

La décision du Conseil constitutionnel, saisie par la Cour de cassation, concerne la conformité des articles du code de procédure pénale relatifs à la garde à vue. Les requérants contestent ces articles, arguant qu'ils portent atteinte à la dignité, à la liberté individuelle, au principe de nécessité des peines, aux droits de la défense, à une procédure juste et équitable, à la présomption d'innocence et à l'égalité devant la loi.

Le Conseil constitutionnel a jugé que les articles 62, 63, 63-1, 63-4 (alinéas 1 à 6) et 77 du code de procédure pénale sont contraires à la Constitution, car ils ne fournissent pas de garanties suffisantes au regard de l'évolution de la pratique de la garde à vue, qui est devenue une phase principale de constitution du dossier de la procédure. Ces articles ne respectent pas les droits de la défense, notamment car ils ne permettent pas l'assistance effective d'un avocat et ne notifient pas le droit de garder le silence.

La déclaration d'inconstitutionnalité prend effet le 1er juillet 2011, permettant au législateur de remédier à cette inconstitutionnalité. Les mesures prises avant cette date ne peuvent être contestées sur ce fondement. Il n'y a pas lieu de statuer sur l'article 706-73 et le septième alinéa de l'article 63-4, déjà jugés conformes dans une précédente décision.

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

Commentaires248

Augmentez la visibilité de votre blog juridique : vos commentaires d’arrêts peuvent très simplement apparaitre sur toutes les décisions concernées. 
1Guide complet des procédures pénales (France) – 2026
cabinetaci.com · 27 février 2026

2Garde à vue sans avocat : nullité possible et recours
cabinetaci.com · 8 décembre 2025

3Garde à vue : droits, déroulement et rôle de l’avocat pénaliste
cabinetaci.com · 5 décembre 2025
Testez Doctrine gratuitement
pendant 7 jours
Démarrer
Vous avez déjà un compte ?Connexion

Sur la décision

Référence :
Cons. const., 30 juil. 2010, n° 2010-14/22 QPC
Décision n° 2010-14/22 QPC
Conseil constitutionnel, décision n° 2010-14/22 QPC du 30 juillet 2010, M. Daniel W. et autres [Garde à vue]
Publication : Journal officiel du 31 juillet 2010, page 14198, texte n° 105, Recueil, p. 179
Type de décision : Question prioritaire de constitutionnalité
Précédents jurisprudentiels : 2004-492 DC du 2 mars 2004
Conseil constitutionnel a été saisi le 1er juin 2010 par la Cour de cassation ( arrêt n° 12030 du 31 mai 2010
Conseil constitutionnel n° 93-326 DC du 11 août 1993
Dispositif : Non conformité partielle - effet différé
Identifiant Légifrance : CONSTEXT000022762681
Identifiant européen : ECLI:FR:CC:2010:2010.14.QPC
Lire la décision sur le site de la juridiction

Texte intégral

Extraits similaires à la sélection

Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.

Inscrivez-vous gratuitement pour imprimer votre décision
Conseil constitutionnel, décision n° 2010-14/22 QPC du 30 juillet 2010, M. Daniel W. et autres [Garde à vue]